L'appartement comme un bateau dans la tempête (Nantes)
Ecraser sa vie sur une page
Comme ces herbiers d’enfance
Sensés sauver les saisons du naufrage
Comme ces poèmes dont la mort seule mâchent encore les vers
Incompréhensible chant de disgrâce
Aucune virgule ne volera jamais
Par-dessus le malheur ou le bonheur des mots
Le papillon épinglé sera toujours ta plus grande tristesse
Et le mot « papillon » lui ne trompera jamais personne
Et pourtant tu continueras de courir à ta perte
Tu feras des pixels aussi purs que des larmes
Tu laisseras des espaces qui vaudront bien tous les silences
Des havres où l’enfant pourra venir te parler ou te taire
Une barque sans rames et libre de sa pensée