L'appartement comme un bateau dans la tempête (Nantes)

Publié le par E. M.


Ecraser sa vie sur une page

Comme ces herbiers d’enfance

Sensés sauver les saisons du naufrage

Comme ces poèmes dont la mort seule mâchent encore les vers

Incompréhensible chant de disgrâce

Aucune virgule ne volera jamais

Par-dessus le malheur ou le bonheur des mots

Le papillon épinglé sera toujours ta plus grande tristesse

Et  le mot « papillon » lui ne trompera  jamais personne

Et pourtant tu continueras de courir à ta perte 

Tu feras des pixels aussi purs que des larmes

 

Tu laisseras des espaces qui vaudront bien tous les silences

 

Des havres où l’enfant  pourra venir te parler ou te taire

Une barque sans rames et libre de sa pensée

Publié dans Poésie

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